
L’élevage, un outil agronomique
Suite de notre série d’articles sur ce que la DNC révèle du paysage agricole français.
Dans les modèles français antérieurs à la révolution verte, élevage et culture sont rarement des ateliers séparés. La culture fourragère fait partie intégrante de la rotation.
Aujourd’hui, l’intégration de l’élevage dans les cultures pérennes et les grandes cultures est la clé d’une agriculture qui réduirait drastiquement le recours à la chimie et au travail du sol. Cela donne lieu à des innovations ou des redécouvertes agronomiques.
Le déprimage des céréales par des ruminants permet de réduire la pression des adventices, de favoriser le tallage, de diminuer les recours aux raccourcisseurs voire d’installer un trèfle sous la céréale.
Retour d’expérience de Bruno Vaillant.
Voir aussi Dominique Fessard et Samuel Foubert, bergers sans terre, pour le pâturage des céréales.
L’utilisation des canards pour nettoyer les cultures de riz des adventices et des insectes est une pratique traditionnelle.
L’exemple de Bernard Poujol en Camargue.
L’association de moutons et de poules dans les vergers permet de gérer l’enherbement et de réduire la pression parasitaire (carpocapse notamment). Elle permet également de valoriser la biomasse spontanée sous forme de viande et d’œufs et de fertiliser les arbres.
Exemple de la ferme du Grand Laval.
L’utilisation de petits cochons, les kunekune, pour entretenir l’inter-rang dans les vignes fait l’objet de nombreuses expérimentations.
C’est le cas par exemple chez les Champagne Moussé.
🐮Enfin, l’élevage comme moyen de :
- valoriser les cultures manquées et les couverts d’interculture.
- produire de l’engrais organique
- restaurer les sols
- maîtriser la levée des adventices
Voir, notamment, les exemples de Bruno cabrol et Félix Noblia, qui tous deux participent à la régénération des sols de leurs exploitations. L’illustration du post montre d’ailleurs Bruno Cabrol et ses bêtes.
Ces exemples, parmi d’autres, démontrent l’importance agronomique de l’élevage. Des pratiques agricoles variées et complémentaires sont vitales pour soutenir la robustesse des fermes, en France comme dans le monde.










