cette image le démontre

Couverts végétaux semés à la volée dans les Corbières


Nous nous sommes beaucoup investis suite à la vague d’incendies🔥qui a dévasté les Corbières🍇cet été.

Avec plusieurs acteurs, dont le plan marval, nous avons essayé de promouvoir une approche qui prenne en charge non seulement les aspects écologiques et agronomiques, mais aussi les aspects humains et psychologiques. Pour ces derniers aspects, “ne rien faire” n’est pas une option 🙁.

Face à l’urgence de la situation, nous avions imaginé dès la fin août 2025 un itinéraire de régénération en trois étapes :
☘️ semis à la volée de plantes de couverture
🐑 pâturage holistique pour structurer le milieu
🌳 création de nids de biodiversité pour favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’arbres plus diversifié que les pins d’alep pyrophiles qui nous étaient promis.

Les travaux autour de cette approche nous ont valu de nombreux commentaires plus ou moins enthousiastes. Ceux-ci ont pris la forme de critiques techniques, écologiques et agronomiques, tout à fait pertinentes. Nous avons aussi constaté la manifestation d’une réticence forte à tout interventionnisme. Une certaine forme de préjugé, pas forcément infondée, a émergé sur ce qu’implique, en termes de catastrophe, l’action de l’humain sur le milieu.

Pour l’Autoroute de la Pluie, le naturel, le technique et le culturel ne sont pas des domaines qu’il faut penser séparément. Chacun à leur manière, Philippe Descola, Bernard Stiegler ou Jean-Jacques Hublin le suggèrent. En ce sens, si la santé du système sol / plante 🪱 est un facteur de médiation pour le climat, le cycle de l’eau, la biodiversité et la santé humaine, alors c’est bien la question sociale et politique de l’usage des sols qu’il faut poser :
🚛 les problématiques d’extraction, pollution et compaction
⛔ la ségrégation (ou pas) des espaces naturels, humains et productifs
💉 l’impact psychologique et sanitaire de l’état de l’écosystème (maladies systémiques, capacités attentionnelles, régulation du stress, dépression)

Nous appelons cela habiter et construire le territoire.

Dans cette première photo vous verrez l’impact du semis à la volée un couvert multi-spécifique sur la zone dévastée. Cette zone va nous permettre de valider écologiquement et agronomiquement notre approche. Autant vous dire qu’humainement elle est déjà validée.